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Il y a dix ans, Sagem Fougères produisait des téléphones mobiles en grande série. Aujourd’hui, après une double reconversion en 2008 puis en 2014, le site fougerais estam­pillé Safran s’est spécialisé dans l’électronique pour l’aéronautique et la défense.

Plus de 700 salariés (ingénieurs, techniciens, opérateurs) élaborent ainsi des calculateurs (des boîtiers assurant la régulation de la poussée et du carburant) pour les nouveaux moteurs LEAP. Safran a ainsi reçu une commande de 11 000 spécimens à fabriquer. « Cela représente plusieurs années de travail pour nous», assure Patrice Pérodeau, directeur de l’établissement, soulignant aussi qu’ « un avion équipé de moteurs Safran décolle toutes les deux secondes».

L’usine Fougeraise réalise également les calculateurs des avions militaires Rafale et A400M, mais aussi des cartes électroniques pour des équipements de l’armée de terre comme le Patroller, le nouveau système de drones tactiques.

Ces nouvelles activités génèrent ainsi des vagues d’embauches chez Safran. Cent nouveaux collaborateurs ont été recrutés en CDI depuis 2015. Une cinquantaine de recrutements sont aussi prévues par rapport au programme Patroller.

La majorité des recrutements chez Safran Fougères concerne l’électronique. L’entreprise recrute des techniciens pour travailler en ateliers. au développement-test et aux« méthodes». Les formations privilégiées : les Bac +2 électronique (DUT GEII et BTS systèmes numériques), mais aussi le Bac +3 avec la licence pro Pastel (production automatisée des systèmes électroniques).  « Beaucoup de nos salariés viennent du tiers ouest de la France (Bretagne, Normandie, Pays-de-Loire, Centre) », sou­ligne Franck Sarron, responsable ressources humaines de proximité chez Safran, qui recrute aussi partout en France. L’établissement fougerais a également créé son école de formation interne, participe au programme de l’Education nationale d’immersion d’enseignants volontaires en entreprise, et développe une politique de relation-écoles avec une soixantaine de stagiaires et d’emplois en alternance par an.

Source: La Chronique Républicaine, le 06/10/2016